L'OM ENCHAINE !

L'OM ENCHAINE !
L'OM a bouclé sa moisson d'août par trois nouveaux points. Un succès que Sochaux aura tenté de contester jusqu'au bout, mais Mandanda a été impérial.


OM 2-1 SOCHAUX
1-0 Ziani (39e)
2-0 Koné (60e)
2-1 Erding (72e)

Les coéquipiers de Lorik Cana ne s'y sont pas trompés. Dès le coup de sifflet final, ils sont tous tombés dans les bras de Steve Mandanda. Ils savent le rôle qu'aura joué le portier phocéen dans ce troisième succès de rang en championnat. Jusqu'au bout, l'ancien Havrais a du accomplir des miracles pour barrer d'un sens interdit son but aux Sochaliens.
« C'est un monstre », complimentera Mamadou Niang, dans le direct d'après-match d'OMtv.


Quelques instants plus tôt, Mandanda avait mit fin aux harcèlements sochaliens, d'une manchette-réflexe fantastique sur une tête piquée d'Erding. Une parade qui porte le label « Gordon Banks », pour donner une idée à celles et ceux qui n'étaient pas au stade, ni n'ont encore vu d'images de l'exploit. Une prouesse pas isolée. Le gardien marseillais sauvant son camp deux autres fois, en face à face, en deuxième période.
Les Phocéens ont en effet connu une fin de partie difficile. Stressante, comme avait pu l'être les minutes qui avaient précédé mercredi le dernier but de Niang, face à Brann. « Cela veut dire qu'on n'est pas encore une équipe comme Lyon qui sait jouer tranquillement pour terminer le match. On doit tirer les leçons de ces 20 dernières minutes. Ce sont des choses qu'il ne faut plus répéter », intimera Erik Gerets, toujours au micro de la chaîne du club.
Au vrai, la bascule dans une rencontre plutôt assez simple à résumer jusque là fut la réduction du score doubiste. Quand, hors-jeu d'un bon mètre, Erding parvint à battre Mandanda, les palpitations s'accélerèrent. Alors qu'avant cela, l'équipe semblait se diriger vers un succès maîtrisé à défaut d'éclatant. Le métier avait été fait en deux coups. Karim Ziani força d'abord le destin en fin de première mi-temps. Un exploit individuel, il n'y a rien de tel pour débloquer une situation. L'Algérien s'infiltra sur la droite puis surprit Richert en frappant sèchement et soudainement. Le portier ne put qu'accompagner le cuir dans ses buts (1-0, 39e).
Il ne put rien faire de plus sur la volée balayée par Koné, servi par Niang (2-0) à l'heure de jeu. Le replacement de l'Ivoirien en cours de jeu aux côtés du Sénégalais (plutôt que dans le couloir droit) dans un 4-4-2, avait payé.
Ainsi, l'OM continue de faire le plein. Les points s'accumulent dans ce début de saison aux antipodes de celui de l'an dernier. Les Olympiens s'endormiront encore ce soir leaders de première division, en attendant de voir si les Lyonnais (en déplacement à St Etienne) reviendront à leur hauteur dimanche. De quoi recharcher les batteries dans la sérénité durant la trêve qui s'annonce.

# Posté le dimanche 31 août 2008 08:16

Pape Diouf : «Un groupe ouvert»

Pape Diouf : «Un groupe ouvert»
Dans la zone mixte du forum Grimaldi de Monaco, Pape Diouf a livré son sentiment sur le groupe réservé à l'OM en Champions League. «Toutes les rencontres seront à mon avis très disputées» estime-t-il.


Pape, quel est votre premier sentiment sur le groupe de l'OM avec Liverpool, le PSV et l'Atlético ?
On n'était pas venu ici avec l'idée que nous allions connaître un tirage favorable ou commode. Quand on prétend jouer la Champions League, les adversaires dans les poules sont nécessairement tous coriaces et de très haut niveau. Cependant, il est vrai que dans le chapeau 4 nous aurions préféré éviter l'Atlético ce qui a singulièrement compliqué les choses. Il aurait été mieux de tomber par exemple sur les Chypriotes. Cela dit, cela reste un groupe ouvert où toutes les rencontres seront à mon avis très disputées. Nous ne sommes évidemment pas les favoris mais nous comptons y jouer avec le maximum d'application le rôle du trouble fête.

Il y aura des retrouvailles avec Liverpool mais aussi un calendrier intéressant car l'OM commencera et terminera au Vélodrome...
On rejoue Liverpool, c'est le sort qui en a voulu ainsi. J'en ai parlé avec Rick Parry, cette fois les rencontres sont inversées par rapport à la saison passée. Nous allons également finir chez nous face à l'Atlético, je ne sais pas si c'est un avantage mais si nous arrivons à gagner nos deux matches à domicile contre Liverpool et l'Atlético et que l'on parvient à grappiller quelques points pendant le reste du parcours, pourquoi pas ? Ca reste un groupe très compliqué mais on s'y attendait.

S'agit-il selon vous d'un groupe plus ou moins difficile que la saison dernière ?
Année après année, je pense que la Champions League réserve la même difficulté à ceux qui y participent. Alors, cela reste quasiment aussi difficile que la saison dernière car Porto et Liverpool étaient là. Je ne pense pas que l'Atlético ait grand-chose à envier à ces clubs-là. Parlons également du PSV Eindhoven. Ca reste ce football hollandais très fort et très présent avec un club qui a fait ses preuves sur le plan européen. Je ne pense pas que l'on puisse parler de groupe plus ou moins difficile que l'an passé. Cela reste un groupe très européen et à l'image que ce la Champions League réserve à ceux qui veulent y jouer un rôle. Le tout est que nous abordions la compétition avec le maximum d'application, l'idée que tout est possible mais aussi une détermination sans faille en comptant un peu sur le facteur réussite.



# Posté le vendredi 29 août 2008 04:14

Modifié le vendredi 29 août 2008 09:52

Ligue des champions:Liverpool, le PSV et l'Atletico pour l'OM

Ligue des champions:Liverpool, le PSV et l'Atletico pour l'OM
L'OM connaît ses adversaires de la phase de poules de la Ligue des Champions. Ce sera Liverpool, le PSV et l'Atletico Madrid ! Avec pour débuter la venue des Reds au Vélodrome, le 16 septembre.


C'est un tirage plus que relevé que le sort a réservé à l'OM jeudi soir à Monaco. Même l'équipe du 4e chapeau, le plus faible, est une pointure : l'Atletico Madrid.
Les Phocéens recevront les Madrilènes lors de la dernière journée de la phase de poules pour une rencontre que tous les supporters marseillais espèrent décisive pour la qualification.


Au préalable, le public du Vél' aura aussi eu la primeur de l'entrée en lice des joueurs d'Erik Gerets avec la réception d'une « vieille » connaissance, Liverpool. La revanche de la saison 2007/08, pour les deux formations. Pour l'OM qui avait vu les Reds venir s'imposer 4-0. Pour Liverpool qui aura encore en tête la frappe magique de Valbuena, à Anfield (0-1).
En articulation, aux 3e et 4e journées, les coéquipiers de Lorik Cana seront opposés au PSV Eindhoven, avec dans l'intervalle, quelques jours après le déplacement en Hollande, la réception du PSG à Marseille (le 25 ou le 26 octobre). L'automne sera fertile en émotions.

# Posté le vendredi 29 août 2008 04:13

Modifié le vendredi 29 août 2008 09:53

Karim Ziani : "Je me sens de mieux en mieux"

Karim Ziani : "Je me sens de mieux en mieux"
Après une première saison difficile à l'Olympique de Marseille, Karim Ziani a trouvé ses marques à l'image de sa prestation face à Bergen. L'Algérien fait aujourd'hui partie des joueurs les plus réguliers et enchaîne des performances appréciées du public marseillais.

« La saison dernière a été très difficile alors je me suis dit : Donne toi à fond et ça viendra ».
Titularisé trois fois depuis le début de saison par Erik Gerets, Karim Ziani a prouvé qu'il avait fait fi du passé. Face à Auxerre et Le Havre en Ligue 1, puis face à Brann Bergen en coupe d'Europe, c'est le vrai Karim Ziani que les supporters ont pu apprécier. Vivacité, dribbles, débordements, technique hors pair. Karim Ziani démontre « ses vraies qualités » depuis le début du mois d'août.

Ca m'a fait du bien de rentrer au pays cet été et de jouer avec l'équipe nationale. Ca m'a redonné confiance »,explique le Fennec.
Pourtant, cet été, la presse l'annonçait sur le départ.
« Mais je n'ai jamais dit que j'allais partir. J'ai toujours voulu rester au club »,
assure t il.
« J'ai eu une discussion avec Erik Gerets afin de mettre les choses à plat. Il m'a fait savoir qu'il comptait sur moi, et il me l'a montré. C'est donc à moi de lui rendre la pareille »
, avoue l'ancien Sochalien.
Blessé en match amical face à Nantes au mois de juillet après 30 minutes de grande qualité, Karim Ziani a bien cru voir réapparaître ses vieux démons de la saison passée. Mais très vite, le milieu offensif a fait son retour. Fracassant. A tel point qu'Erik Gerets avait pensé le titulariser face à Rennes lors de l'ouverture du championnat de France :
« Karim me fait la misère, de manière positive », avait-il ainsi dit en conférence de presse.
Depuis, l'OM a enchaîne les bonnes performances. Deux victoires et un match nul en Ligue 1, une qualification en UEFA Champion's League. Des débuts prometteurs à la fois pour le club et pour le joueur. « Tout se passe pour le mieux. Hormis bien sûr la tragédie des supporters ». Karim a été très affecté par le drame de samedi dernier. « Ce qui est arrivé à Djamel (président du Marseille Trop Puissant, gravement blessé dans l'accident) m'a énormément touché. Il a été la première personne à m'accueillir lorsque je suis arrivé à Marseille. J'ai beaucoup pensé à ça surtout lorsqu'on nous a annoncé qu'il était entre la vie et la mort », explique-t-il, visiblement ému.
Samedi au Vélodrome face à Sochaux, nul doute que Ziani et ses coéquipiers auront à nouveau une pensée pour le leader des MTP.

# Posté le vendredi 29 août 2008 04:11

Modifié le vendredi 29 août 2008 10:26

L'OM ET SES SUPPORTERS EN LIGUE DES CHAMPIONS

L'OM ET SES SUPPORTERS EN LIGUE DES CHAMPIONS
Vainqueurs à l'aller, les Olympiens ont obtenu leur billet pour la Ligue des Champions en battant Bergen, au terme d'un match à sens unique. Une qualification plus que jamais dédiée aux supporters.


OM 2-1 BRANN
1-0 Niang (66e)
1-1 Sigursson (74e)
2-1 Niang (90e)

Cette fois, ça y est. L'OM y est pour de bon. Les Olympiens ont validé définitivement leur ticket pour la Champions League, concrétisant les efforts de leur formidable remontée la saison dernière.
L'oblitération n'a pratiquement pas été contestée. La supériorité marseillaise ne faisait pas l'ombre d'un doute. Tout juste l'OM a-t-il du fermer les écoutilles dans le dernier quart d'heure après l'égalisation de Sigursson, de la tête.


Le jeu

L'OM se présentait avec quatre joueurs à vocation offensive. Les deux "ailiers" Grandin et Ben Arfa permutant régulièrement. Touché à la cheville, Baky Koné a débuté sur le banc. Erik Gerets a ensuite injecté du sang neuf en le faisant entrer (à la place de Grandin) et en changeant Ziani par Zenden.


Revenus de nulle part, les Norvégiens tentèrent bien-sûr un va-tout de la dernière chance, mais sans que Mandanda ne soit véritablement en danger.
L'injustice aurait été terrible pour des Olympiens qui jusque là avaient dominé de la tête et des épaules les pourtant athlétiques Vikings.

C'est bien simple, quiconque n'aurait pas eu connaissance du score du match aller aurait pu croire que c'était aux Phocéens de marquer. Et non à leurs prudents visiteurs. Car la rencontre fut à sens unique. Et ce sens alla très clairement droit en direction des buts d'Opdal. A l'exception d'un sauvetage de Mandanda devant Solli, les joueurs de Brann Bergen ne purent opposer qu'une résistance. Leur destin ne tint qu'à un fil. Mais il tint un bon moment.

Taiwo alluma plusieurs mèches. Ben Arfa mystifia à peu près tout ce qu'il rencontra sur son chemin. Des frappes de Ziani et Grandin rasèrent les montants. Mais point de but pour parachever. Ni ôter l'ultime espoir aux hommes de Mons Mjelde.

Au final, il intervint sur l'action la plus anodine. En tout cas la plus simple, a priori, à négocier pour les lignes resserrées de Brann Bergen. Taye Taiwo avait sorti le télescope pour servir à l'autre bout du terrain Mamadou Niang. Mais deux défenseurs semblaient lui fermer la route. C'était sans compter sur la malice du Sénégalais. Il misa sur une tergiversation. Il eut raison. Il s'engouffra fougueusement dans la brèche, pour être le premier sur le ballon, devancer le portier et ouvrir le score dans le but vide (1-0, 66e).

A genou, les index pointés vers le ciel, il dédia sa réalisation à Imad et Lahcen. Un nouvel hommage dans cette journée si particulière, où l'enceinte avait marqué son deuil en revêtant de noirs habits. Et dont les tribunes restèrent silencieuses jusqu'au coup d'envoi, avant que les voix ne s'élèvent à nouveau des gradins.
L'égalisation norvégienne provoqua quelque trouble. Mais guère plus. D'autant que dans le temps additionnel, Mamadou Niang eut encore du nez, et surtout la détermination nécessaire pour anticiper une remise mal assurée vers le gardien, surgir et le battre une deuxième et dernière fois du bout des crampons (2-1). Et les étoiles, de la Ligue des Champions et des supporters partis trop tôt rejoindre le ciel olympien, de briller intensément...

# Posté le jeudi 28 août 2008 07:53